Cathy O'Connor Invité
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Posté le: Jeu Aoû 07, 2008 11:21 pm Sujet du message: Quand la stupidité prend le pas sur les efforts |
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Quelqu'un aurait il la bonté de m'expliquer comment deux êtres que tout a réunis pendant près de 15 ans ne sont ils même plus capables de se regarder en face?
Comment est il possible que mon frère, mon propre sang, celui que j'ai porté en admiration dans mon coeur d'enfant, ne soit plus pour moi qu'un étranger dont la présence évoque les vieilles rancoeurs d'un passé dont je pensais avoir tiré les derniers traits?
Il n'est nullement besoin de prose ou d'effet de style pour... Ecrire tout cela, je ne cherche qu'à défouler une rancune tenace et inutile. Lui qui passe son temps à ne voir en moi que la petite fille qui représente si bien ses jours heureux... Une enfant, dernier vestige d'un passé dont il ne reste que des miettes. Mais l'enfant est mort, pourra t'il un jour le comprendre? Ca n'a rien de triste, de fatal ou d'amer, c'est ainsi... L'enfant a grandi, l'enfant est devenue une jeune fille qui a besoin de la sincérité de son frère, et non d'une espèce de bisounours de 25 ans incapable de lui parler autrement qu'en la réduisant à la petite fille de 7 ans qu'elle n'est plus.
Stupide, me dirons certains. D'autres l'ont déjà fait... Problème superficiel entre deux frères et soeurs qui font leur vie séparément. Mais cela fait deux ans que ça me ronge. Lui qui ne parvient pas à trouver du positif dans ce qui a suivi "la belle époque", et moi pour qui le simple visage d'un frère rappelle tout ce que j'aurais préféré enterrer dans le ventre de la terre.
Nos chemins se sont séparés si brutalement. Si bien que le dernier souvenir régulier que je trouve de lui, c'est son visage crispé apparaissant dans l'encadrement de la porte d'un commiçariat de police ou l'on avait embarqué ma mère. Je ne parviens même plus à trouver dans ses quelques visites autre chose que la honte qui me poursuivra toujours.
Est ce que je suis lâche? Est ce mal de ne pas être capable de lui dire que j'ai besoin de lui et non de ces bébifications? Ai je raison de me sentir à ce point coupable de ne pas voir en lui autre chose que le vestige d'un passé qui me ronge? Un passé qui devrait être mort.
On parle souvent du courage des hommes, de leur capacité à surmonter les obstacles la tête haute. Et jamais personne n'évoque la lâcheté qui est la leur dès que l'obstacle s'éloigne. J'ai fait front pour tout le reste, et devant lui je continue à faire l'autruche... Il ne m'aide pas, certes... Mais j'étouffe au milieu de cette relation de sourds qu'on est parvenus à instaurer entre nous. C'est dans ces moments là que l'on aimerait avoir la sagesse des grandes personnes... Tout le monde me dit doctement qu'il faut régler le conflit. Comment? Je ne suis même pas fichue de trouver la force de le faire.
Il y a des jours où le reflet dans la glace devient franchement difficile à affronter. |
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